Mary Poppins was a pirate

Une aupair en vadrouille

Le Capitaine(c'est moi...) s'adresse à vous!
La vie paisible et trop courte en Angleterre dans le froid glacial et sous la neige de l'hiver avec trois grands sympathique marmots
La vie pesante en banlieue de Cork avec trois chieurs dont la reine des pestes bonne à claquer
La vie à Midleton (Cork) avec une petiote limace
Les enfants passent à l'attaque. Vous pouvez rire mais il est encore temps de fuir ou de se cacher

20 juillet 2011

Faut rire ou pleurer

Ben, j'ai supprimé les posts peu ragoûtants sur ma famille. Faut dire que oui, j'ai peur qu'ils tombent dessus (le pire, c'est qu'il n'y a aucune raison pour qu'ils le fassent mais, sait-on jamais!). Et puis en plus, je culpabilisais car figurez-vous que vendredi dernier, au moment de mon donner mon sacro-saint salaire, j'ai reçu des propres mains de ma host-m (la gripsou de l'histoire) quelques pennies de plus, pour "la semaine de vacances". Je lui ai fait répété 3x, que oui, c'était bien pour la semaine dernière, et pas la semaine prochaine. Les miracles, ça existe!

Quoiqu'il en soit, je compte les jours. J-17. Plus que 12j à promener la gosse en bord d'autoroute versus chemin de forêt défoncé. Plus que 2 week-ends.

Malgré ma joie, je garde un petit pincement au coeur par rapport à la séparation d'avec ma petite. On dirait presque qu'elle le sent. Ou c'est moi qui invente. Faut dire qu'aussi, elle a bien grandi. Tant de progrès. Dire que quand je suis arrivée, elle passait ses journées sur son transat' ou allongée sur son tapis de sol, et dormait une grande partie du temps. Et puis maintenant, elle bouge dans toute la pièce, et rigole comme une baleine quand on joue à la balle (qu'elle me relance, si elle est pas intelligente alors?!). Elle fait aussi des gros câlins en attrapant le cou, tout en gardant la charmante habitude (grr) de vouloir m'arracher et les cheveux, et le nez, et la bouche et les globes oculaires (elle est persistante depuis tous ces mois!). En même temps, ça, ce sont ses bons côtés. Si je vous en parle c'est parce qu'elle a été un ange depuis le début de la semaine (et je l'aime quand elle est comme ça! Pourvu que ça dure, touchons du bois). Car en grandissant, elle a aussi appris l'art du caprice, et de la comédie. Une future actrice qui fait dans le drama. Oh mon jouet est tombé, tiens je vais me mettre à hurler. Oh, ma balle est partie à l'autre bout de la pièce et j'ai la flemme d'aller la chercher. Je vais chouiner et peut-être bien me rouler au sol.

Ralala! BON COURAGE POUR LA SUIVANTE!

En parlant de ça, ce soir, j'ai écouté (une partie) de leur conversation téléphonique avec la potentielle remplaçante. Penchée au-dessus de ma rembarde en train d'espionner, je me revoyais quand je les ai rencontrés, juste après la St Patrick, et ô combien je les avais bien aimés. Je ne sais pas si je dois rajouter là un: "et si j'avais su"...

Au fond, y a des hauts et des bas comme à chaque fois. Tout ne peut pas être parfait. Mais hélas, je ne sais pas encore quoi penser de tout cela. Je sais au fond que ça va me faire bizarre de partir, surtout parce que je sais pertinemment que je ne vais plus jamais les revoir, et sans doute plus entendre parler d'eux.

Bref, quoiqu'il en soit, la fille interviewé a été embauchée et arrive le lendemain de mon départ. Je les entendais lui parler, comme si déjà je n'existais plus. Et je les imagine le dimanche, lui faire voir la maison, le quartier, comme si je ne les avais pas arpentés 50 000 fois, moi. J'hésite à lui écrire, à cette fille, lui donner un plan de la ville, de Cork, comment s'organiser avec le bus, les promenades à faire avec bébé, les bons plans, comment créer une bonne routine pour ne pas dépérir ici-bas. Mais je crois qu'au fond, je ne vais pas m'emmêler. Qu'elle fasse sa propre aventure comme je l'ai faite.

Et moi à mon tour, j'en enchaîne une autre.

La roue tourne...

...

...

...

Eh!!!!!!!! J'sais pas si je vous l'ai dit, mais J-17!!!!

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18 juin 2011

Pause nostalgique dans ce monde de truant

Un hasard ne vient jamais seul? C'est bien ça l'expression où je m'emmèle les pinceaux. J'avoue que je ne sais plus trop parler français quelque fois (je ne dis pas pour autant que je sais parler anglais... Accordons-nous sur un "langage indéterminé") et me plaît à inventer des mots sortant de mon chapeau magique.

Mais les enfants ne vous méprenez pas, ce n'est pour autant pas l'heure de passer en visite à Poudlard. Nope! Ce serait plus l'heure de la nostalgie britannique, ou comme qui dirait, le début de ma crise existentielle du, et accrochez-vous bien: "mes garçons me manquuuuuuuuuuuuent". Rhâ ça faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de mes petits rouquins, pas vrai?

Quel chapitre récurrent! Je sais!HPIM8895

Aujourd'hui étant le septième anniversaire de mon chouchou, je lui ai donc envoyé un mail magnifiquement décoré de gâteaux d'anniversaires & de Thomas le train à une birthday party. Et puis, plus tard dans l'après-midi, j'ai eu l'honneur de recevoir quelques photos du matin-même, et de la vue du jardin, "ma" chienne jouant nonchalamment dans cette immennnnnnse prairie s'étendant à perte de vue. Je m'exclame car oui, à la vue de ses images, non seulement j'ai pu étouffer des "qu'ils ont grandiiiiiiiiiiiiiiiii ouin, ouin", mais aussi des "oooooooooooooooooouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuahbadabada, la nouvelle maison a l'air trop bien méga géniale"! Car oui, je vous avais pas dit? Ils ont déménagé il y a quelques mois... dans une maison d'époque du XIXème façon manoir... tout près de Bath...ma ville préférée...

J'dis ça, j'dis rien! (mais je garde un sourire malin, perfide que je suis)

Mais alors non, non je ne peux pas prendre mes cliques et mes claques et débarquer pour me la jouer à la Mary Poppins encore une fois. Déjà parce que, je l'aime aussi, ma petite actuelle! Et aussi parce que ce serait laisser ses parents en mauvaise posture. Mais surtout, parce que j'avais juré que je ne me contentais plus que des "visites amicales" chez eux. C'est en effet bien beau d'être nostalgique, mais la vérité, c'est que la conscience est une chose bien mesquine, voire même cruelle si on lui obéit. Elle ne nous laisse que les bons côtés de séjours qui n'étaient pas sur le coup roses et doux. D'accord, c'est merveilleux de se souvenir de nos crises de fous rires à parler français en lisant Dora, le soir, avant de leur dire bonne nuit. Ou des promenades dans les champs avec ou sans les marmots. Ou du pique-nique dans une tente improvisée en plein milieu du salon parce qu'il pleuvait dehors. Faut aussi se rappeler du papier-toilette usagé qui traînait par terre, de la quantité de pâtes engloutie pour cause de flemmardise aiguë à faire les courses, le calvaire du bain, des séances de jeux dans le salon, et l'ennui aussi. Oui, oui, tout ça!

Tout ça pour dire que je suis finalement bien avec mon irlandais de bébé, et que je m'accorderai sans doute un petit week-end sur l'île voisine moi. Une affaire à suivre...

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En attendant laissez-moi vous dire qu'une semaine de vacances à Mid', c'était bien suffisant. Pour les prochaines, je vais devoir sérieusement faire attention aux finances si je ne veux pas dépérir. En même temps, grâce à tout ce temps libre et à un frigo un peu trop rempli par mes bons soins je l'admets (...avec des tas de choses dont je n'avais pas vu la couleur depuis des mois comme de la vraie viande, de la crème liquide, des gâteaux, de la glace, du fromage de chèvre....), eh bien je me suis trouvé de sacrés dons culinaires moi (ben quoi, c'est vrai). Alors ok, je me suis fendue la poire étant donné ma flagrante incapacité à cuisiner pour une seule personne (quand y en a pour une, y en a pour six après tout!), mais quand même, ça fait du bien de manger comme par chez moi, sans viande de soja ni mayonnaise dans l'assiette!

'Puis sinon, demain on fête mes cinq mois en terre hostile (qui l'eût cru?), et mes deux mois restant. Vais tenir bon. Cependant, voici en cadeau exclusif, la magnificence de la rue où j'attends le bus (et où je me fais attaquer par des corbeaux par la même occasion... TRUE STORY!!!). Mid' la cité où il fait toujours bon vivre.

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Ah oui, et je voulais ajouter que si un jour vous venez en Irlande, allez directement à Galway.

(et là, quand je veux charger les belles photos, ça veut plus marcher évidemment!)

Quant à moi je m'en retourne à ma recherche des leprechauns aux pieds des arcs-en-ciel. (? D'où je sors ça moi?)

Ami lecteur, sois heureux de cet article mais ne vomis pas trop de joie stp. ça me ferait mal pour le clavier de ton ordinateur, alors, si tu n'arrives pas à te retenir, aie la décence de prendre ton sol pour cible.

En vous remer-ki-ant! ;)

Posté par Elsno à 20:31 - irlande 2 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juin 2011

Miss météo

En bonne (et fière) bretonne, le concept du "arf, chez toi, il pleut tout le temps", je connais. Et chaque personne (des non-bretons évidemment) qui aime me le répéter à chaque fois que l'on se voit, ça me donne envie de donner des gifles avec leurs propres mains. Non ça me donne envie de faire les trancher en deux avec mon épée de combat:

ATTENTION: si vraiment des enfants me lisent, ne regardez pas (et je pense aussi à toi ma soeur, chochotte!!!!!).

(NB: mes nouvelles séries du moments sont ultra-méga-dégueu dans le genre qui pisse le sang de partout et qui me fait me cacher le visage - tordu au préalable de maintes grimaces... Et le pire c'est que ma gosse (qui regarde avec moi! ben quoi, je devrais avoir honte de la mettre devant ce genre de programme) est absolument fascinée lors des scènes de combat et qu'elle ne décroche pas de l'écran tout du long).

Alors le "en Irlande, il pleut tout le temps", je m'en suis méfié. Et j'avais raison. Moi je dirais plutôt qu'en Irlande, il vente tout le temps. Car après 4 semaines de pure tempête (et je n'exagère pas du tout), où fin mai, je me trimballais en manteau et en bonnet, nous assistons enfin à une accalmie. Et attention mesdames messieurs, attention! En ce 3 juin 2011, Midleton a atteint les 21°!!!!!!

applaudissement

Et je peux vous dire que la population ne se sentait plus! (N'y voyez aucun jeu de mot avec odeur/chaleur/transpiration)

Les Irlandaises pouvaient enfin (presque) être crédible avec leurs jolies tenues (ce qui n'est pas le cas en hiver, comme ci-dessous).

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Mais sans plus rire une seconde, recueillons-nous un instant et prions pour que tout cela dure - au moins - jusqu'au lundi (parce que lundi c'est férié, et même si je ne sais pas pourquoi, ben ça me fait plaisir).

Sur cet article passionnant je vous rote au nez et vous souhaite tout de même un bon week-end bien breton (c'est-à-dire ensoleillé).


Posté par Elsno à 20:53 - irlande 2 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 mai 2011

La vie à Mid', chapitre 2

Je vous manque pas vrai les enfants? Ne le cachez pas, j'ai reçu des plaintes.

Sachez, pour mon humble défense, que j'avais écrit un article (il y a bien un mois mais tout de même) et qu'entre bugg d'ordi, de wifi, et de mozilla, il a disparu quelque part, à far-far-away (le pays de Schrek donc). Mais me revoilà, je fais un effort rien que pour vous mes chers lecteurs, et pour également mes futures collègues anonymes qui me lisent cachées dans l'ombre en se mordant les doigts à l'idée de partir en expédition aupairienne.

Niveau famille, je peux vous annonçer que tout continue d'aller dans le meilleur des mondes. Evidemment, vous pouvez toujours tomber sur une ou deux râleries de ma part, si un jour vous vous aventurez à m'adresser la parole ("rhâ mais elle m'énerve avec sa voix aïgue et gnagnagna, pourquoi elle cherche à changer toute ma routine, et pourquoi il lui donne un bibi de lait en pleine journée, et ils pouvaient pas faire les courses plus tôt bordel, et 4jours que j'attends une nouvelle boite de thé, et nom de dieu pourquoi ils ont débranché le sèche-linge, la gosse chouine ENCORE attends"). Mais tout cela n'est que broutilles, et encore plus si l'on compare l'actuel, avec mes précédentes expériences, et également, ne nous en cachons pas, la vie des autres au pairs à qui je fais la causette des complaintes. Hier, j'ai même annoncé à la tablée qu'ils étaient ma host-famille préférée (ce qui en fait, est un gros mensonge. Ce que je voulais dire pour être claire, c'est que c'est dans celle-ci que j'avais la vie la plus paisible, précision que je n'ai pas cherché à rajouter). Alors, évidemment, ils ne peuvent pas encore me renvoyer le compliment. Sachez cependant qu'ils cherchent (déjà!) une remplacante (pour août que je leur ai dit). Et je dois bien avouer, confesser même, que j'aimerais que la prochaine soi mauvaise, que la petite hurlera dès qu'elle approchera, peut-être même lui vomira dessus, et tout ça et tout ça,...et qu'au final, ils se rendront compte que j'étais, oserai-je le dire? The one.

C'est mal tout ça, c'est mal. Mais que voulez-vous j'ai beau me le dire, je n'arrive pas à réfréner ces pensées. Même si bien sûr, je souhaite à l'enfant d'être heureuse (chuis pas non plus un monstre hein).

Ma petite et moi, nous formons une belle équipe fusionnelle. Je prends toujours soin de ne pas faire "trop" quand les parents sont dans les parages pour éviter les quiproquos, mais faut bien dire que ça ne marche pas à tous les coups. Quand je l'ignore pour ne pas qu'elle me dévore des yeux alors que sa mère essaye déséspéremmnt d'attirer son attention par exemple. Mais dans ces moments-là, elle nous fait alors une démonstration scientifique du comment un bébé peut être souple et très élastique vu comment elle peut se tordre le cou pour continuer à me regarder. J'ai eu le droit à un "pourquoi elle ne pleure pas dès qu'elle est avec toi, et dès que c'est nous, on ne peut rien en faire", aussi à un "tu es la celle qu'elle connait mieux que personne", et à un "tu la connais mieux que moi" rien que ce soir. Quelques fois, ça me fait mal au coeur. C'est quand même fou de penser que c'est vrai. C'est que je carbure aux 10heures par jour en sa compagnie contre 3. Mais bon, j'fais comme si c'était que des histoires pour ne froisser personne, et j'acquiesce en souriant lorsque la mère rit et dit "je lui ai manquée hein" parce qu'elle lui bouffe les joues et lui tire le nez et la bouche. Je ne raconte surtout pas qu'elle me le fait à longueur de journée (aïe, j'ai mal! Sauvez-moi de ce bébé baveur qui veut se faire les dents sur moi).

Depuis que je suis rentrée de mes vacances en France (oui, une semaine), et du mariage de W&K (oui, oui j'y étais), j'ai décidé d'arrêter de me prendre pour Bree Van de Kamp. Et depuis, tout se passe beaucoup mieux (bon, sauf cette semaine car 1. bébé fait ses dents et les jours ne sont pas roses et 2. il fait au moins 2° et je serais pour faire passer un avis de tempête). Je me plonge dans la vie à Mid', toujours aussi fascinante entre la promenade de l'autoroute l'après-midi (et j'en fais plusieurs tours), et les virées au Boots et au supervalue le matin (extrêmement passionnant oui). Non mais sans blague, les jours s'envolent grâce à cette routine qui marche(ait) du tonnerre. Ah Super Nanny, tu avais donc raison.

Malgré tout cet apparent bonheur (alors dîtes, je la fais bien la pub vendeuse du rêve aupairien?), je dois bien vous dire la vérité: je compte les jours jusqu'à leurs vacances et je n'étoufferai pas un soupire de soulagement de les voir partir pour la semaine. Et les enfants vous savez pas encore la meilleure, c'est que, tout se compte en 15jours désormais. Une première fois, et les voilà au loin comme je viens de le dire, et une deuxième quinzaine après le retour, les voilà encore ailleurs, et 15 jours plus tard, nous voilà en août (bon et après la question de rajouter ou pas 15jours à août se posera plus tard). Je vous vois perdu dans mes explications, pourtant, je suis très au clair dans mes pensées. Quoiqu'il en soit, retenez que le temps va encore s'envoler... Et dire que je suis là depuis janvier, et nous voilà presque en juin. Si vous me l'aviez dit le jour où j'ai débarqué dans ce pays, je crois que je vous aurais rit au nez. Mais la blague, j'ai tenu. Bon ok, j'ai changé de famille au bout de deux mois, mais attention, le miracle est là... je vais sur mes trois mois dans celle-ci (et oui, je parle bien de miracle). Alors oui, j'avais bien pensé à me casser d'ici fin juin et retomber dans le cercle vicieux, mais j'ai changé d'avis. Ok, Midleton est souvent plus que pesant, mais je crois que finalement, je suis pas si mal ici. J'veux dire, pour le temps qu'il me reste hein. Rajoutez un seul mois à mon doux calvaire et j'ai plus qu'à trouver l'endroit propice pour me pendre. En même temps dans cette ville, c'est pas ça qui manque tellement c'est lugubre et déprimant.

Sur ce, je vous quitte en photos de week-ends (loin de cette ville pourrie) en mode Irlande sous son meilleur jour

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Et en extra en direct de Londres

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Et en double extra parce que c'est drôle

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08 avril 2011

10 bonnes raisons de préférer un chien à un bébé

Bah oui, c'est vrai quoi. Quitte à s'occuper des crottes, sortir, nourir, jouer & câliner, et qui, pour dans les deux cas, savent faire des crises pour obtenir leur gain, un gros bébé tout poilu, c'est parfois mieux.

NB: les raisons exposées ne sont pas classées par un ordre quelconque.

1. On peut se promener avec dans des petits chemins et routes un peu défoncées puisque pas de poussette

2. On peut bronzer avec lui au soleil et tout simplement ne rien faire, sans s'inquièter si son chapeau est de travers ou si c'est l'heure de l'étalage de crème bleue indice 300 000

3. ça dort objectivement beaucoup plus qu'un bébé, et surtout, en même temps que toi (journée incluse)

4. ça sait ce que veut dire "coucher, pas bouger" et tout plein d'autres choses comme ça tout à fait miraculeuses (enfin, parfois)

5. ça sait te montrer une joie indescritible lorsqu'on lui met la laisse (au contraire du bébé à qui on met son manteau)

6. ça mange rapidement, très rapidement

7. Quand on lui jete un objet, il peut aller le chercher

8. Avec autant de moyen de communication qu'un bébé, le chien sait objectivement mieux s'en servir, et on le comprend (je veux sortir, j'ai faim, je dois absolument me vider la vessie/les intestins etc).

9. ça peut aussi vomir, mais jamais sur toi et encore moins sur tes habits qui sortent de la machine

10. On peut le laisser seul chez soi et aller par exemple, faire du shopping dans des magasins à étages sans ascenseur

Sinon je vous ai dit que je l'aimais ma petite?

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PS: sur cette photo mon petit bébé rouquin à l'été 2008, Angleterre, et ma chienne (enfin...)  (et je vous ai dit que j'étais nostalgique?)



Et les photos de l'article précédent sont maintenant disponibles à la fin de ce dernier

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01 avril 2011

Bipolaire

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29 mars 2011

La vie à Mid'

Paraîtrait (et source fiable) que je vis dans les plus beaux quartiers de Midleton. Ben si ça, ce sont les plus beaux quartiers, je vous laisse imaginer le reste... M'enfin, c'est vrai que la vue peut être belle quand on fait abstraction des 58 963 696 déchets dans la rue (ahhhhh, l'Irlande est très portée sur le "recyclage" mais jeter les ordures dans une poubelle au lieu de "dans la nature" ça, c'est une autre histoire... Une toute autre VASTE histoire).

J'vis près de la mer (? rivière? Lac? Truc indeterminé qui monte et qui descend, avec tout plein de vase, et des cygnes à moitié épileptiques...). Et c'est joli c'est vrai. On découvre des choses palpitantes chaque jour, comme un vieux cadis rouillé près du pont, qui doit être là depuis au moins 10ans. Et puis, en bordure d'eau, y a la forêt, et elle est enchanteresse parfois (sans les "tentes" des gens qui y vivent hein)...

Avec la petite, on va prendre quasi tous les jours la fameuse promenade qui mène aux bois. Le problème, c'est qu'on est en poussette alors, on se contente de ce qu'on peut... Donc la route qui longe "l'autoroute". ça fait rêver hein? Mais j'm'acclimate. La gosse n'est pas un brin perturbée par la circulation, même au moment où les voitures roulent sur les bouts de fer au lieu du bitume), et moi, ben, je remercie le ciel pour l'invention des écouteurs & des lecteurs MP3. N'empêche, de l'autre côté de l'autoroute, y a des champs, et même qu'on manque de se faire écraser par le tracteur, croise le fermier presque tous les jours, et qu'il nous fait un signe de la main. C'est qu'à force d'y aller tous les jours (voire 2x par jour), je suis intégrée au paysage. Comme les figures connues de cette promenade... Gilbert Montagné avec des lunettes noires mais qui voit, et son chien bizarre qui n'est pas vraiment chien d'aveugle... Le couple au même pantalon qui marche exactement de la même façon, avec mouvements des bras coordonnés aux pas... La méchante promeneuse de chien... La grand-mère et sa poussette... Le papy, sa poussette et son chien... Les adeptes masculins du footing, et leurs collègues feminines "marche rapide", dont les deux copines, la bouche ridée et ses écouteurs blancs, et ma préférée: une vieille hippie et ses boucles d'oreilles qui lui arrivent aux épaules (toujours pratique pour faire du sport, c'est sûr...). Et croyez-le ou non, j'ai croisé le sosie, mais le vrai de vrai, de Marcia Cross (Bree Van de kamp quoi), enceinte, et faisant sa "marche rapide" sur cette promenade. Si, si. J'ai dû même la googler pour voir si oui ou non, l'actrice était enceinte. Mais non, elle ne l'est pas. Et c'est triste, puré j'ai pas pu faire mes ragôts: "t'saiiiiiiiiiis quoi, t'sais t'sais pas quoiiiii!!!! J'ai vu Bree à Midleton, si si!!!! Elle m'a dit "hello", elle m'a fait un sourire, elle était bien coiffée, et elle avait du rouge-à-lèvre et, et, et, et..." pff

Au "village", j'suis une star chez les femmes plus de 70ans qui s'exclament à tire-l'arigot: "mais regarde ces magnifiques cheveux, c'est incroyable, incroyable! Je t'ai vue ce matin et j'en suis resté éberluée! Est-ce qu'ils sont vrais? Je peux les toucher?". Si, si, true story. L'effet du soleil versus problèmes de vision... N'empêche, on m'aura déjà demandé si c'était ma couleur naturelle, mais à demander si "ils étaient vrais", j'veux dire, si c'était pas une perruque quoi, c'était bien une première.

Puré, ma vie est passionnante.

En centre-ville, y  a donc pas grand chose d'intéressant. Dans la rue principale, au moins 6 pharmacies, 15 pub/resto, 5 "tout à deux euros"... bref, des trucs supers quoi. Mais y a un boots (qui fait aussi pharmacie me direz-vous), et moi je pense que tant qu'on a un boots, et bien on est sauvé, et la vie ne peut jamais être totalement noire. D'ailleurs, c'est pour ça qu'on m'y retrouve souvent (j'ai rien d'autre à faire que d'examiner les sortes de shampoings). Et sûrement pour ça aussi que ça a contaminé mon âme, et que je me mets à parler cheveux, et autre sujet culturel vital. Ne ratez pas mon prochain chapitre sur comment une centenaire borgne m'a complimenté sur mon vernis à ongle...

Vers le pont, il y a un parc, soit-disant. Ben, évitez-le, surtout à l'heure de sortie des cours. Non, en fait, évitez l'heure de la sortie des cours tout simplement. Parce que faire un bain de foule entre 400 adolescents, brrr. ça rend phobique. N'empêche, qui peut penser qu'une si minuscule école pouvait contenir tant de jeunes. Nan, en fait, qui peut penser qu'une ville comme Mid' rescensait autant de p'tits trouffions. M'enfin, quand on voit la hausse des tags, on peut s'en douter... Surtout le tag "Cullen" (genre, Edward Cullen de Twilight, à Midleton quoi), ça fait très crédible dans la racaille-attitude. Mais j'rigole pas trop. J'fais pas trop confiance à cette ville & pas qu'à cause des lycéens bizarres. J'vais pas dire que j'ai les choquottes quand je rentre dans la nuit, que j'passe devant la "zone", la "promenade noire", sous le pont et devant les bâtiments désafectés, mais quand même, sachez que je ne marche pas sereinement, et que je suis bien contente de passer les grilles de mon domaine après avoir tapé le code ultra méga secret pour les ouvrir.

Et voilà une magnifique introduction sur "où vis-je".

Dans le prochain épisode, mes appartements... et peut-être bien ma famille, qui sait!

En attendant des photos qui font croire à un petit bout de terre où il fait bon vivre et où tout le monde devrait prendre des vacances (...)

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Et en fait, j'ai la flemme et ça charge pas...

Posté par Elsno à 22:39 - irlande 2 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mars 2011

Résumé d'une semaine vendeuse du concept aupairien

C'est que dimanche dernier, j'emmenageais avec ma quatrième famille. J'commence à connaître le truc. Mais dans celle-là, ça devait être différent: un petit bébé et donc pas d'enfants marchant, parlant, crachant, s'aggripant à tes épaules, tes cheveux, et avançant une bouche baveuse pour "un bisou". Le coup du "nous ne vivrons que tous les trois sans petits monstres intérmédiaires pour faire la conversation à table par exemple" aurait pu facilement tourner au cauchemar, surtout avec moi dans l'un des rôles principaux. Mais qui l'eut-cru, c'est tout à fait le contraire.

C'est à la limite du paradis en fait.

Une semaine de cohabitation, et je dois presque avouer que c'est ma famille préférée. Et je dois ajouter "ma maison" préférée. Parce que franchement les gars, même si le jardin est ridicule, le reste est...ralala. Sans mot.

Comment j'ai pu tenir dans l'autre famille de nfchiefhiezjf fjzrehifhzif jnfip fezfhiozjfp (un peu de censure...). J'l'avais pourtant su dès les premiers jours que ça allait pas le faire entre eux et moi. Mais bon... j'avais décidé de faire des efforts. Finalement, je ferai bien d'obéir à mon instinct. La première impression... c'est la première impression quoi.

Je suis libérée. Vraiment. VRAIMENT. J'saurais pas vous expliquer pourquoi ni comment, mais c'est comme ça.

Alors bien sûr, je trouverai toujours de quoi râler (ben faut pas déconner quand même, j'ai dit "la limite du paradis), mais pour l'instant, j'en ai même pas envie.

n

PS: et oui, je sais, ça n'avait rien d'un "résumé de semaine"...

Posté par Elsno à 15:05 - irlande 2 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mars 2011

Allez, une dernière pour la route!

En mode râlitude, ou râlerie pour être plus correcte (quoique, j'suis même pas sûre).

Ce qu'il y a de bien dans le fait d'être au pair, c'est que ça nous remet les pendules à l'heure. Alors, comme ça je me rappelle que la vie de femme au foyer, c'est chiant à mort et que y a pas mieux pour avoir un QI retombé à zéro, que la vie de mère, ben c'est pas intéressant tous les jours hein, loin de là, et puis surtout ça renforce mes priorités. Les enfants, bah on peut pas les choisir. On a une fille hystérique qui hurle en sautant sur place "I want it, I want it nowwwwwwwwww", ben on l'assume. Le mari par contre ahemmmm. C'est que je vais presque m'en étouffer moi.

Celui-là, c'est un cas. J'ai déjà eu l'occasion de croiser d'autres spécimens de son espèce.

Ce soir, il avait 2h30 de retard, si, si. Et tout ce qu'il a trouvé à dire en regardant ma pile de crêpes (2h de cuisine quand même): "mais, on devait avoir des burgers". J'avais envie de............ ahhhhhhhhhh!!!!!!!!!! Si j'avais eu le pouvoir de lui exploser la tête par un regard. Et il en a bouffé trois de mes crêpes  (tant qu'à faire), pour finalement dire "je vais me faire un burger". Ben va, va!Si tu en rêves tant! C'est pas croyable ça! J'veux mon steak, mon steak et mes patates!

J'ai fini par quitter la table sans crier gare. Franchement, c'était la goutte d'eau. Entre lui qui me fait planter ma séance cinéma avec son retard "oh j'étais coincé au bureau" (ouais c'est ça ouais), et l'autre peste qui n'a fait que hurler, taper la voisine et je vous en passe toute la journée, j'avais fini d'être polie.

Alors ce genre de mari, le genre à s'installer les pieds sous la table et à tendre son assiette sans un mot, c'est du "au secours, tous au abri".

Pour vous lecteurs, une compilation des meilleurs moments de couple (attention, je tiens à signaler que dans ces grandes citations, il ne s'adressait qu'à sa femme hein, pas à moi heureusement).

"Je veux un gâteau pour le dessert! Y a du gâteau?/Non!/ Quoi? T'as pas fait de gâteau?/ Non, j'ai pas eu le temps entre le boulot et là je dois me préparer pour ma soirée avec.../ Et qu'est-ce qu'on a comme dessert alors?/ Yahourt? Oh d'accord, je te fais un gâteau si tu veux. Aux pommes? Mais tu devras le sortir du four, car moi je serai déjà partie!/ Dans ce cas, j'en veux pas"...

"Tu veux du café? dit la femme./ Si tu me le fais!"

"C'est bon, c'est pas trop épicé? demande t-elle/ Bien TROP épicé!/ Oh sorry love".

dnc

Get married & have children...

"Tu m'apportes du fromage?/ Non, bouge ton cul de ta chaise (note de l'auteur: oulala, révolution!)"...5mn plus tard, il n'a toujours pas bougé, mais son fils passe... "et gamin, apporte-moi du fromage là"...


 

no_worries

Ah ça fait rêver! Ou plutôt halluciner.

Et vous savez quoi, je prends mes jambes, je prends mon cou, et je n'assiste plus à ce spectacle.

Vais lui acheter un "comment être une bonne épouse" manuel des années 60, comme cadeau de départ.

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16 mars 2011

Le vent chasse les nuages...

et en ramène un autre? L'avenir nous le dira.

Mes chers enfants, lecteurs assidus,

Je ne vous tiens pas aux nouvelles de ma vie aupairienne mouvementée. C'est pas très sympa, je sais, je sais. Mais on est flemmarde de blogitude, ou on ne l'est pas.

La semaine dernière, une famille me contactait. Elle est restée très mystérieuse pendant plusieurs jours, refusant de répondre à mes questions, même les plus vitales du genre "vous êtes à 20mn de Cork, mais où exactement, hein, où, où?". Grrr! Mais tu vas répondre ouiiiiiiii!!!! Au lieu de dire "comme nous sommes tous sur Cork, nous allons en parlant face à face".

Autant vous dire que je n'étais pas très emballée. J'ajouterai que j'étais même très perplexe sur la réelle identité de ce contact. En plus, c'était le "père" qui répondait à mes mails, un truc qui me semble toujours étrange après une bonne cinquantaine d'échanges avec des familles tout au long de ces années.

Mais, les choses se sont accélérées. Ici à la maison, j'ai appris qu'ils ne reprendraient plus d'autres au pairs après moi, car j'avais raison (et oui, je sais), ça ne servait à rien, si ce n'est quelques heures vraiment vitales dans la semaine, et que pour ce, ils pourraient "se débrouiller". J'ai envie de dire que je vais me faire "conseillère financière" moi, et "aide aux économies des ménages". Bref. A ce moment là de l'histoire, j'étais presque en paix, en me disant "y a le temps", puisque une autre esclave ne prendra pas ma place.

Mais vendredi, coup de théatre ou coup de massue, au choix. Je dois bien avouer que ce fut un coup de massue au début. Et puis, la raison leur a donné raison... A partir du 2 avril, le père travaillera à la maison. Donc si je suis encore là, je ne verrai pas la couleur d'un billet sous mon nez. En même temps vous allez me dire que c'est logique. En gros, j'étais virée pour le 2. Même si elle a ajouté "tu as un lit si tu n'as toujours rien, tu pourras rester". Genre, j'vais rester. J'avais envie de lui dire que de toute les façons, si je n'avais rien trouvé dans la semaine post St Patrick, c'était bye-bye hasta luego. Mais j'ai dit "d'acco-d'ac" et puis c'est tout.

Le soir même, j'acceptais la proposition de rendez-vous du père bizarre via mail. Fixé à dimanche, 11h (et plus tard, ce sera reculé à 11h30 par mes bons soins, à la limite de l'annulation...), Costa Café (tant qu'à risquer sa vie dans un rendez-vous mystère, autant le faire avec une tasse de café qui lui coûtera bonbon).

En attendant samedi, j'étais dans un "bus tour" et mes nerfs sont comme entrés en erruption. Heureusement, il y a eu de la pluie, de la neige (si, si) et du vent glacial pour calmer tout ça et me donner toute envie meurtrière de penser du mal de mes congènéres en les observant. Je me passerai de commentaires sur ces ondes, (je suis surveillée), mais les "bus tour" ça devient vraiment à la limite du supportable. Alors ok, on a des tarifs de groupes, mais jouer les boeufs touristiques, ça devient vite fatiguant. Surtout quand on a des "3ans d'âge mental" avec nous. Bref...

Retour au dimanche. Je n'ai pas envoyé de sms pour annuler. J'ai pensé ne rien faire, ne rien dire et ne pas me montrer. Et puis... j'y suis quand même allée. Un homme avec une pousette était déjà là. Et surprise, il n'avait rien d'un vieux pervers avec un faux bébé roulé dans une couverture. Non, non. Il m'a commandé mon capuccino, m'a rajouté un muffin surprise, m'a présenté sa fille qui dormait comme un ange (et c'était un vrai bébé!). Et en plus, il était roux, dans le genre "prototype irlandais", ni trop jeune, ni trop vieux... adorable, mais tout seul. Hum. Elle est où l'arnaque là? Que fait un quarantenaire avec un bébé, tout seul un dimanche matin dans un café pour faire passer un entretien à une future aupair. Pour moi c'était tout cuit, c'était en fait un couple homosexuel qui voulait donc passer des entretiens face à face pour parler de cette situation atypique et bla et bla. Pourtant il m'a dit: "ma femme est médecin, et elle est appelée en urgences... et là, elle vient d'en avoir une, je ne sais pas si on va la voir ou pas"... C'est qu'il insiste sur "sa femme" le bas bleu. Figurez-vous que je ne l'ai pas cru jusqu'à ce que je la vois vraiment sa femme. Et c'était bien une femme... A moins que... Non j'rigole!

En conclusion, nous nous sommes mis d'accord et j'étais engagée. J'aime mieux vous dire que ma vie va changer. En mal ou en bien, ça....

J'me retrouve à Midleton, ville que j'ai traversé en répétant à tord et à travers "de dieu, j'suis bien contente de pas vivre ici". J'me retrouve dans une maison de riches ultra surveillé dans un lotissement privé. J'me retrouve avec un bébé sur les bras et toute la journée. J'me retrouve avec un couple tout à fait adorable et qui voit vraiment l'aupariat comme quelque chose d'extraordinaire où l'on échange nos cultures, un membre de la famille et compagnie (moi j'avais l'air d'une sorcière à leur parler salaire versus nombres d'heures...).  Bref les enfants, on va tester. Peut-être que j'aurais encore plus envie de me pendre qu'à l'heure actuelle. Peut-être que je ne vais pouvoir tenir que mes deux mois habituels, ou peut-être que je vais partir en pleurant, la veille de la rentrée des classes. Qui sait?

Alors je sais, je sais, le bébé unique, c'est pas forcément le "bon plan". Mais j'avais envie.

En plus, elle est belle comme tout avec un double menton si gros qu'on ne peut résister à lui faire un gros poutou. Je gagâte déjà moi.

Et là, je m'en vais en ville me faire un grand plaisir et lui acheter une robe, comme ça, sans raison. Et peut-être des bavoirs spécial StPatrick, des bodys, des chaussons, un bonnet, des... (ouais bon ok. Juste une robe.)

Bon en même temps, je dois acheter un cadeau d'anniversaire à ma peste ici bas, une carte de remerciement et toute une série de trucs pour réhausser leur estime "merci, vous avez été merveilleux, c'était moi le problème". J'suis bien trop gentille moi (dans le genre faux-cul, j'suis une professionnelle. Mais vous pouvez appeler ça "diplomate" ça fait mieux). Je les quitte dimanche. Mon tout nouveau host-dad préféré (je m'emballe) viendra me chercher, et je quitterai cette maison de cinglés pour la vie! Je n'ai aucune idée du comment va se passer le départ, mais va falloir que je me retienne pour ne pas courir jusqu'à ma nouvelle voiture.

Et voilà les enfants. Je ne veux que des commentaires optimistes svp. Et pas de bonne chance ou de bon courage (ça c'est pas optimiste les gars).

Tchus, peace, love etc.

PS: cadeau surprise: oh la jolie moquette!

P1000261Je vends du rêve.

Posté par Elsno à 12:01 - Irlande - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]